La mise en sécurité obligatoire du parc d'ascenseurs arrageois en bonne voie
(déposée le 18/11/2010)
Avec cent millions de trajets par jour, l'ascenseur est le moyen de transports le plus utilisé en France. Que ce soit au bureau ou dans les immeubles d'habitation, on l'utilise tous les jours sans se poser de questions sur... les risques éventuels.

Depuis 2003, une loi prévoit des travaux de mise en sécurité à réaliser obligatoirement avant le 31 décembre 2010. À quelques semaines de l'échéance, dans quel état se trouve le parc d'ascenseurs de l'Arrageois ?
Pour commencer, signalons que les statistiques propres à Arras n'existent pas. Néanmoins, le département compte relativement peu d'appareils, soit cinq mille ascenseurs : 57 % se trouvent dans des immeubles d'habitation (34 % en habitat privé et 23 % en logement social). Le reste se trouve hors habitation. Vous les empruntez sur votre lieu de travail, dans les commerces ou dans les institutions publics. « Le parc du Pas-de-Calais ressemble globalement au parc français, présente Jean-Luc Detavernier, de la Fédération des ascenseurs. La moitié a plus de vingt-cinq ans et moins d'un quart est âgé de plus de quarante ans ». Le parc est ancien, c'est bien pourquoi une loi datant de 2003 prévoit des travaux de mise en sécurité obligatoire en trois étapes.
La première échéance qui vient à terme le 31 décembre vise à prévenir les risques d'accidents mortels. Suivront ensuite les travaux moins urgents.
Pour le professionnel, l'échéance de la fin d'année devrait être respectée. « Dans le département, ce sont environ deux mille appareils qui étaient concernés par cette loi. En juin, 75 % des travaux avaient été effectués. On devrait être bon pour décembre ».
Le propriétaire qui ne se serait pas soumis à ces travaux peut être sanctionné par une amende de 450 euros. Surtout, en cas d'accident - mortel ou non -, il risque une condamnation pénale.
« Tout est aux normes »
Pas-de-Calais Habitat qui possède l'un des plus grands parcs d'ascenseurs du département - avec cinq cents ascenseurs, dont environ cent cinquante sur le territoire d'Arras - assure pour sa part que « l'ensemble des cabines est actuellement aux normes. Chaque année, près de 3 M E sont consacrés à l'entretien. Nous sommes en avance sur les étapes de 2013 et 2018 ».
Aujourd'hui, le bailleur social affirme que la majorité des pannes n'est pas liée à l'état des appareils, mais à des dégradations volontaires.
« On le déplore, fait savoir Laurent Dal, chargé de communication. Nous portons plainte systématiquement. Néanmoins, en cas de blocage de personnes, notre objectif est d'intervenir en moins d'une heure. Et en cas de non-blocage, d'intervenir en moins de 48 heures. Nous reconnaissons que nous n'y sommes pas encore tout à fait ».
En cas de blocage dans l'ascenseur qui appeler ?
- En cas de malaise dans un ascenseur, les sapeurs pompiers sont les personnes à prévenir immédiatement et en priorité.
- Sinon, c'est l'ascensoriste. Le numéro d'assistance est indiqué dans toutes les cabines. « Seul le technicien d'ascenseur est capable de faire rouvrir l'ascenseur sans l'endommager, explique Jean-Luc de Tavernier, de la Fédération des ascenseurs. Et comme le dépannage fait partie de ses obligations, son intervention est gratuite. Nous demandons donc aux usagers d'attendre calmement son arrivée ».









