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Les ascenseurs cultivent toujours les pannes
(déposée le 12/12/2011)

Après deux accidents dramatiques en moins d'un mois, un bilan en demi-teinte est présenté mardi au conseil de Paris. Des élus veulent imposer plus de pénalités aux ascensoristes du parc HLM.

 

Deux accidents "rarissimes" mais dramatiques en moins d'un mois, en octobre et novembre, justifient amplement la tenue d'un débat mardi au conseil de Paris sur l'état des ascenseurs de la capitale, concentrés en premier lieu dans le parc social.

 

Un an et demi après la remise du rapport très critique rédigé par les élus de tous bords de la Mission d'information et d'évaluation (MIE), rien n'est réglé. Un premier bilan de la mairie de Paris fait état de "dysfonctionnements persistants" dans le parc HLM de la Ville, où 90% des locataires - 196.000 logements - disposent d'un ascenseur, le double du parc privé.

 

Plus de sept pannes par ascenseur et par an.

 

En mai 2010, le rapport de la MIE avait fixé un objectif de quatre pannes par an et par ascenseur chez les bailleurs sociaux. Un chiffre qui est loin d'être atteint. Paris Habitat, la SIEMP et Batigère affichent ainsi une moyenne de sept pannes par an et par ascenseur, la RIVP ou encore la SGIM, de neuf pannes.

"Ces chiffres semblent sous-estimés, renchérit Ian Brossat, président du groupe communiste et rapporteur de la MIE. Même si, il y a un an et demi, Paris Habitat affichait dix-sept pannes en moyenne, celles-ci restent trop fréquentes.

Boîtes noires dans les cabines.

 

Des progrès ont pourtant été accomplis.

 

La plupart des bailleurs n'ont pas attendu la fin 2010 pour installer les dispositifs de sécurité exigés par la loi de 2003. En outre, tous les bailleurs, hormis la SEMIDEP et Batigère, ont ou vont équiper en 2012 leurs ascenseurs de "boîtes noires" permettant la télétransmission de paramètres techniques permettant d'évaluer une panne et sa durée.

 

Elles permettent notamment d'infliger des pénalités aux ascensoristes en cas de non respect des délais d'intervention pour réparer les ascenseurs. "Le problème, souligne Ian Brossat, est que les bailleurs n'appliquent pas assez les pénalités.

 

S'ils ne se montrent pas plus fermes, le mécontentement des locataires va se retourner contre eux."

 

 

En 2010, Paris Habitat a perçu 525.000 euros de pénalités, conséquence des travaux de mise aux normes qui ont immobilisé durablement de nombreux ascenseurs.

Mais au premier semestre 2011, le bailleur n'a capté que 150.000 euros. En 2010, la Siemp n'a récupéré que 28.000 euros et la RIVP, 25.000 euros.

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