Un hôtel contre le handicap
(déposée le 20/10/2010)
Brest (29) Gilbert et Gaëlle Pérès, propriétaires du Best Western Europe Hotel, ont obtenu le label Tourisme et handicap. C’est la 2e reconnaissance du genre en Bretagne alors que le label existe depuis neuf ans.

À l’extérieur, un parking sécurisé avec de nombreux panneaux signalétiques. À l’intérieur, de larges couloirs, un imposant ascenseur ‘parlant’ avec des chiffres en braille, des dalles podotactiles dans les cages d’escaliers et des boucles magnétiques pour les malentendants… Avec sa fille Gaëlle, Gilbert Pérès a ouvert il y a un an un hôtel 3 étoiles accessible à tous : “D’ici à 2015, tous les hôtels devront respecter les normes visant à faciliter la vie des personnes handicapées, donc autant s’y mettre tout de suite.”
Pour ce faire, Gilbert n’a pas lésiné sur les moyens. “Bien sûr, certaines installations demandent plus d’investissements, tout comme certains matériaux, mais globalement, ce n’est pas plus compliqué que d’organiser le système de climatisation, il faut juste du bon sens et de la sensibilité.” Pour y parvenir, l’hôtelier a fait appel à 2 associations brestoises de malentendants et de malvoyants - la Sourdine et l’IPIDV Clair Obscur - qui ont testé l’établissement. Des expertises d’autant plus importantes que “certains professionnels du bâtiment ne sont pas toujours très au fait des normes [spécifiques aux personnes en situation de handicap]”.
Un système ‘gagnant-gagnant’
Au-delà de cette démarche, Gilbert Pérès estime aussi que ces efforts ne sont pas à sens unique : “Je suis un ‘demi-vieux’ (54 ans, NDLR) qui porte des lunettes et qui entend de moins en moins bien. Or, comme moi, la France est vieillissante et il y a, j’en suis sûr, une clientèle qui elle aussi est de plus en plus attentive à ce confort, à ces attentions.” Deux techniciens de la Caisse régionale d’assurance-maladie l’ont aussi aidé. Avec eux, il s’est penché sur les conditions de travail de ses 18 salariés. Par exemple, les lits et les toilettes ont été surélevés afin de faciliter le travail des femmes de ménage, un sol anti-dérapant a été posé dans les cuisines : “Ce qui n’est pas fait aujourd’hui peut au final me coûter cher et coûter aussi aux collectivités ; or, les collectivités, c’est nous tous !”









