Ce n'est encore qu'un prototype mais il s'agit d'une piste d'avenir pour les ascenseurs.

Une piste que seule la société OTIS, l'un des leaders mondiaux de la fabrication et de la maintenance des ascenseurs explore. Elle a travaillé sur ce projet avec le GREMI, un laboratoire mixte du CNRS et de l'université d'Orléans. 

Il s'agit d'un ascenseur hybride qui fonctionne avec des panneaux solaires, disposés sur le toit du bâtiment où il se trouve et avec une pile à combustible en supplément. Avec cette pile, on se passe des batteries classiques qui contiennent des métaux toxiques comme le plomb et qui, selon les ascensoristes ne sont pas assez performantes. 

Car le principe de la pile à combustible c'est oxydation/réduction, comme les autres piles mais dans ce cas, l'oxydation sur une électrode est celle de l'hydrogène et la réduction celle de l'oxygène. Pourquoi c'est intéressant ? Parce que l'hydrogène stocké sous forme solide prend peu de place. 

La réaction chimique dans la pile est propre : elle ne produit que de l'eau 

A l'arrivée, on a une batterie trois fois moins encombrante et 5 à 10 fois moins lourde. Accessoirement, puisqu'il est solide, on supprime le risque d'explosion de l'hydrogène. Dans le centre de recherche et d'innovation d'OTIS à Gien, le test a parfaitement marché. Sur la base d'une moyenne de 150 voyages par jour. la moyenne pour un immeuble privatif de 5 étages. 

Il s'agit de diminuer la consommation en énergie des ascenseurs déjà existant, tout en les rendant autonomes. En clair, d'en finir avec le raccordement au réseau électrique. Une perspective particulièrement intéressante pour des pays où il n'y a pas de courant toute la journée. ou pas de courant du tout sauf celle fournie par un groupe électrogène...En Afrique, en Asie... voire dans des sites isolés selon Otis, en montagne par exemple. 

Ce que l'on réalise surtout, c'est que sans que l'on en est conscience, les ascenseurs sont aujourd'hui des concentrés de technologie. Savez vous par exemple que sur 24h, l'ascenseur en passe 23 en sommeil, sans que personne ne l'appelle ? Mais quand vous l'appelez, il doit se réveiller instantanément ! La gestion énergétique est donc clé. Il faut pouvoir stocker cette énergie et la restituer au dixième de secondes près. Un peu comme une voiture qui consomme le plus au démarrage. Et c'est sur ce point que la technologie de l'hydrogène s'avère pertinente. Si ça peut diminuer la maintenance, c'est encore mieux. Tous ces objectifs poursuivis par OTIS pourrait donner un produit sur le marché d'ici cinq ans environ.