En cette fin d'année 2017, l'Equipe Ascenseurs Online a décidé de démarrer une nouvelle Saga: L'Histoire de l'Ascenseur", raconté par Monsieur Michel CHALAUX. Cette Saga est divisée en plusieurs parties que vous aurez l'occasion de découvrir au fil du temps.
 

Un voyage dans le temps

L'homme a toujours voulu s'élever et construire plus grand, plus haut. Sensible à son confort, il souhaite aussi ménager ses efforts.
L'ascenseur, souvent oublié au rang des grandes inventions, l'a pourtant aidé, depuis longtemps, à réaliser ses projets les plus ambitieux.

 

Les Égyptiens déjà

Bien que l’architecte romain Vitruve attribue la découverte du treuil à Archimède en l’an 236 avant J-C Il semble bien que la construction des pyramides d’Egypte (environ 3000 ans avant J-C), n’ait pu être réalisée sans ce moyen de manutention qu’est le treuil à bras.

 

Une belle invention ce treuil, puisqu’il permet, grâce à la poulie, de déporter le sens de l’effort et, grâce à sa corde, de déporter le sens de l’effort.
Le long cheminement des inventions à vu naître le cordage de l’ère paléolithique, le levier, la vis, la poulie, le palan associés à différentes énergies : humaine, animale, vapeur, moteur à explosion, électrique.

 

Les pyramides

Même si l’on s’accorde pour dater l’arrivée de l’ascenseur au début du XIXe siècle, l’idée de transporter des charges avec un treuil remonte au moins à 3000 ans avant J-C avec les égyptiens pour la construction des pyramides ; la tour de Babel et les grands temples.

Le recours à un grand nombre d’intervenants n’étant pas toujours pratique, il fallait trouver une solution pour diminuer l’effort de traction. Ce sont les romains qui ont résolu ce délicat problème.

 

Les machines de cirque

Pour assouvir leur passion des jeux, les Romains ont construit des cirques dont la machinerie était très complexe, permettant des jeux de scènes à faire pâlir la majorité de nos théâtres modernes. En 80 avant J-C les gladiateurs avaient les honneurs de cabines hissées par un système rudimentaire de cabestan, poulies et cordes.

Des esclaves avaient à mouvoir la cabine à l’aide d’un cabestan (à câble), sur des ordres de marche donnés à l’aide d’une cloche. Des repères colorés sur le câble indiquaient le lieu de stationnement de la cabine. La hauteur de levage pouvait atteindre 40 mètres.

 

A travers les âges

Le Colosse de Rhodes, en 285 avant J-C une des sept merveilles du monde, aurait été équipé d’un ascenseur, mais on ne dispose d’aucune description.
A Rome, des archéologues ont trouvé au Colisée et dans les Palais des César, des gaines verticales correspondant à des monte-charge à contrepoids. En 64 après J-C l’ascenseur n’était pas rare. Nous disposons même d’une description assez exacte de l’ascenseur installé dans le palais de Néron. Selon cette description, la cabine faite en bois de santal odorant, était suspendue à un câble et guidée entre quatre guides en bois dur.
Un coussin en cuir, d’une épaisseur d’un mètre et attaché sous le plancher servait de dispositif de sécurité. La cuvette de la gaine était construite en forme de cône, le coussin se coinçait en cas de rupture du câble, amortissant le choc de la chute. En 80 après J-C Le Colysée de Rome disposait de 12 ascenseurs.
Après la chute de l’empire romain, les ascenseurs disparaissaient pour longtemps.
Au moyen âge, les installations techniques de toutes sortes étaient rares. On sait seulement que des ascenseurs existaient en tout petit nombre et qu’ils n’avaient aucune importance en tant que moyen de transport.
Jusqu'à la Renaissance, l'évolution des techniques de construction et du transport de marchandises va multiplier les systèmes de levage (cabestans, treuils simples avec poulies de rappel, élévations hydrauliques, mais aussi grues pivotantes).
Avec ou sans contrepoids, les systèmes de levage vont se multiplier au fil des siècles pour transporter toujours plus lourd, pour construire toujours plus haut.
Des documents de l’époque médiévale contiennent de nombreux dessins d'appareils de levage des hommes et des fournitures.
Parmi les plus célèbres figure le palan du monastère de Saint-Barlaam en Grèce. Le monastère se tenait sur un sommet d'environ 61 mètres au-dessus du sol. Son treuil, qui employait un panier ou quelque chose ressemblant à un filet d'arrimage, il a été le seul moyen de déplacement des charges vers le haut ou vers le bas. Il constituait le seul moyen d'accès.

Les archives nous révèlent qu'au Moyen-âge des treuils servaient à monter des personnes et des marchandises dans des endroits isolés, tels que châteaux et monastères.
Dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel, un treuil a été installé en 1203 qui a utilisé un chemin de roulement mis en place à la périphérie de la roue.

Deux personnes faisaient ainsi tourner la roue. Un âne était parfois utilisé pour la force de levage. La charge était soulevée par une corde enroulée sur un tambour. Cette machine était encore en service récemment.
Pendant des centaines d'années, différentes sortes de moyens de levage ont été réalisées dans des buts divers, allant de la manutention des charges jusqu'aux transports de nobles.

 

En espérant que le premier opus de cette Saga vous aura plu. La suite nous entraînera juste avant l'une des plus importante période de notre existence, l'ère industrielle.
 

L'Equipe Ascenseurs Online, en collaboration avec Michel CHALAUX.