Les inventions

En 1849, c’est l’apparition du contrepoids. En effet, le but est de construire de plus en plus haut et de déplacer les cabines de plus en plus vite, mais la limite imposée par les tambours est contraignante. Ils enroulent les câbles de traction, et cela imposa rapidement l'idée d'utiliser une poulie de traction et de contrebalancer le poids de la cabine par un contrepoids. À partir de cet instant, l'ascenseur prit un essor certain, mais quelques accidents mortels se produisirent, suite à la rupture des câbles de traction, provoquant la chute mortelle des occupants de la cabine.

En 1864, suite au développement de la distribution d'eau dans les villes, l'ingénieur français Félix Léon Edoux a l'idée d'utiliser la pression de l'eau pour monter des matériaux, puis pour transporter des personnes. L'ascenseur hydraulique sera ensuite perfectionné.
Félix Léon Edoux est aussi à l'origine du terme "ascenseur".

En 1867, Edoux présente à l'exposition de Paris, les deux premiers ascenseurs à vérin hydraulique qui permettent au public d'accéder au panorama, à 21 m du sol. Ceux-ci sont déjà équipés de poulies et de câbles destinés à démultiplier le mouvement du piston.

En 1878, l’ascenseur du Trocadéro est mis en place pour l'Exposition universelle. Malgré leur prix élevé, les ascenseurs hydrauliques ou électriques, sont une bénédiction pour les promoteurs de l’époque, car ils donnent une plus-value énorme aux étages supérieurs des immeubles. L’ascenseur rendant plus facile l’accès aux étages élevés et quasiment sans fatigue.

 

Les inventeurs

Les accidents étaient assez nombreux, du fait de la rupture des câbles, ce qui fait que chaque voyage comportait des risques. C'est alors qu'un français et un américain eurent une idée géniale…

En effet, en 1845, un ingénieur des mines, Jean-Baptiste Machecourt, invente le parachute. C’est un dispositif qui évite à la cabine de tomber, lorsque le câble de levage vient à se rompre. Le premier test a été effectué dans la mine de La Machine, dans la Nièvre.

En 1849, le système est perfectionné par Pierre-Joseph Fontaine, chef d'atelier dans les mines de charbon d'Anzin. Par la suite, il l’installera dans la mine de Decize, dans la Nièvre.

De 1851 à 1859, on recense seulement dix-neuf ruptures de câble, sans coût humain, uniquement grâce au bon fonctionnement du système de sécurité. Le système équipe ensuite les mines dans toute l'Europe.
Le parachute était né. Cette invention sécurisa la construction des ascenseurs.

En 1850, Henry Waterman, de la ville de New York est présumé avoir inventé un «contrôle de câble en place ».

En 1851, George Fox et la société de Boston présentent l'idée d‘un auto-verrouillage à vis sans fin, pour piloter un tambour, d‘un ascenseur à treuil.

À l'exposition de Londres de 1851, le célèbre industriel américain Elisha Graves Otis présente un dispositif destiné à stopper la chute de la cabine en cas de rupture des câbles de traction. Puis en 1854, à l'exposition de New York du Crystal Palace afin de prouver que les passagers sont en sécurité.

 

Le développement du parachute

En 1853, Elisha Graves Otis, maître mécanicien, met au point son propre système de parachute dont l’histoire retiendra qu’il en est l’inventeur.
Otis est à la base fabricant de ressorts en acier. Les produits qu’il fabrique sont stockés sur plusieurs niveaux. Une plate-forme sert de monte charge, mais elle provoque un accident mortel dans l’usine. Otis a alors l’idée de lui adjoindre un système de sécurité pour empêcher la chute en cas de rupture des câbles.
La plate-forme de chargement est reliée à l’arcade par l’intermédiaire d’un gros ressort. Si la tension diminue (en cas de rupture des câbles), alors deux crochets sortent automatiquement de l’arcade et viennent s’accrocher sur deux chemins dentés fixés de part et d’autres sur les guides de la cabine.
C’est le principe du parachute fonctionnant à la rupture des câbles de suspension.

On s’accorde à penser que Otis est le père de l’ascenseur moderne.
Il fonde sa propre compagnie OTIS Elevator Company, en 1853, à New York. Celle-ci se fera racheté en 1976 par United Technologies.

Révolutionnaire, le parachute rend possible le développement du transport vertical des personnes.

Le 23 mars 1857, Otis installe le premier appareil à usage public dans le magasin de porcelaine E. W. Haughwout et Cie, sur Broadway, à New York. Haut de cinq étages et d'une capacité de 450 kg, il est activé par une machine à vapeur pouvant atteindre la vitesse de 0,20 mètre/seconde.

Le brevet du parachute est déposé en 1858, trois ans avant la mort de E. G. Otis.
L’héritage technique et commercial qu’ E. G. Otis laisse à ses fils donne à sa Société une avance décisive. Cela leur permet de s’installer à la première place de la profession.

 

Le brevet du parachute

Brevet américain déposé le 15 janvier 1861 par Elisha Otis pour un ascenseur avec frein de sécurité à crémaillère sur les guides.

 

Lors de la prochaine parution, nous parlerons de l'impact de l'ascenseur dans les immeubles à cette époque et de l'apparition des composants éléctriques.

L'Équipe Ascenseurs Online, en collaboration avec Michel CHALAUX.