La naissance des 4 grands

Elisha Graves Otis introduit mondialement le concept d'ascenseur moderne en 1853. En 1874, Schindler fonde son entreprise, Kone en 1910 puis Thyssen Elevator, en 1976.

Dans les années 1950, l'industrie de l'ascenseur en France apparaît. Parmi les principaux constructeurs figurent, Otis-Pifre, Roux-Combaluzier, Edoux-Samain, Baudet-Donon-Roussel, Thévenon-Schindler, Artis, Soretex, Soulier, etc. Ils possèdent tous leurs propres usines ou ateliers pour la fabrication et l'installation de leurs ascenseurs.

 

 

OTIS ELEVATOR

L'histoire de la société Otis Elevator Company remonte à loin. Elle a commencé au milieu du XIXe siècle avec son fondateur, Elisha Graves Otis.

En 1852, alors qu'il travaillait chez Yonkers Bedstead Manufacturing Company, dans la banlieue de New York, Otis a construit un appareil de levage équipé d'un parachute. Il permettait d’empêcher la plate-forme de tomber, en cas de rupture du câble de levage. L'année suivante, il a ouvert son propre atelier à Yonkers, sous le nom de Union Elevator Works.

C'est à l'exposition universelle de New York, en 1854, que Otis a présenté au public son premier monte-charge à parachute. Sa démonstration a attiré les foules. Il prenait place sur la plate-forme et la faisait monter et descendre, puis faisait couper le câble de levage sans pour autant s'écraser au sol. L'événement est devenu célèbre et le lancement du monte-charge « sûr » a connu un succès retentissant.

Vers 1850, les appareils de levage servaient au transport des marchandises. Otis et ses fils vendaient leur produit sur le marché existant, en tant que monte-charge. Mais Otis s'est rendu compte que, grâce au parachute, on pouvait également transporter sans danger des passagers, ce qui ouvrait la voie à un nouveau marché potentiel.


Carte de visite d’Elisha Graves Otis en 1854.

Prochain problème à régler, la mise au point d'une source d'alimentation pour faire fonctionner des ascenseurs transportant des passagers. Les usines et entrepôts dotés de monte-charges étaient situés près de l'eau alors que les ascenseurs seraient installés dans des magasins, immeubles de bureaux et hôtels, loin de toute source d'énergie centrale. (La première centrale électrique aux États-Unis ne serait inaugurée que 22 ans plus tard.)


Premier ascenseur construit et installé dans le magasin E.V. Haughwout à New York (1857).

La solution d'Otis ?
Inventer un petit moteur à vapeur alternatif pour alimenter chaque ascenseur. Ainsi, en 1857, il a conçu et construit le premier ascenseur Otis à parachute et l'a installé dans un grand magasin de New York.


Un préposé manie le câble de commande pour faire monter et descendre la cabine à la vitesse désirée (1873).

Elisha Otis était chef mécanicien et ingénieur.
Il a obtenu de nombreux brevets dans les années 1850, notamment pour le parachute qu'il a inventé en 1852 et le moteur à vapeur alternatif, un frein de voie ferrée, des charrues à vapeur ainsi qu'un four à sole tournante destiné à la boulangerie.

Malheureusement, il est mort subitement, peu avant son 50ème anniversaire, au cours de l'épidémie de diphtérie de 1861.
Ses deux fils, Charles et Norton, ont repris l'entreprise familiale et ont tiré parti des compétences léguées par leur père dans le domaine des ascenseurs. L'entreprise a alors changé de nom pour devenir N.P. Otis & Brother, puis vers la fin des années 1860, Otis Brothers & Company.

La société Otis Brothers & Company a fait breveter 53 perfectionnements pour l'équipement des ascenseurs, dont un appareil de levage, des freins, des palans à vapeur et des poulies. Les deux frères ont continué à utiliser les expositions universelles et les foires commerciales comme tremplin pour présenter leur technologie et créer un marché international pour les ascenseurs Otis.

La machine et la plate-forme d'un ascenseur à vapeur équipé de deux cylindres ont été présentées lors de la deuxième exposition universelle qui s'est tenue aux États-Unis : l'Exposition du Centenaire, à Philadelphie, en 1876.
Les juges ont fait l'éloge d'Otis pour son souci de la sécurité et pour son adaptation du monte-charge, faisant de celui-ci un ascenseur.

Dans les années qui ont suivi la guerre de Sécession, l'utilisation de l'acier a permis la construction d'immeubles plus élevés. La technologie d'Otis a suivi le rythme de la construction pendant cette « ère des gratte-ciel ».

Les ascenseurs étaient bien en évidence à l'Exposition internationale de Paris, en 1889. Le gouvernement français a fait construire la tour Eiffel spécialement pour cet événement et voulait un monument cent pour cent français pour représenter les compétences du pays en matière de construction et de technologie.
Or, aucune entreprise française n'était en mesure de surmonter le problème que posait une telle structure, à savoir installer des ascenseurs à l'intérieur des piliers inclinés de la tour. La société Otis Elevator a relevé le défi et installé ses ascenseurs, ce qui lui a donné l'occasion de présenter son produit à la principale attraction de l'exposition.


Des ascenseurs Otis à l’intérieur des piliers inclinés de la tour Eiffel (1889).

Otis a ouvert des bureaux en Angleterre, en France, au Canada, en Allemagne et en Belgique et avait des représentants commerciaux partout dans le monde.

Parmi les installations célèbres, la société Otis a équipé le métro de Londres.
Elle a également installé trois ascenseurs dans les appartements de l'empereur Nicolas II, au Kremlin.

La société Otis des temps modernes a vu le jour vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, à une époque où les affaires étaient prospères.
Otis Brothers & Co. a fusionné en 1898 avec plusieurs entreprises d'ascenseurs américaines de Boston, Chicago et Philadelphie pour devenir Otis Elevator Company. Quarante autres petites entreprises d'ascenseurs indépendantes ont été acquises au cours de la période précédant la Première Guerre mondiale.

 

Quelques années plus tard, la société Otis fera l’acquisition de certains brevets lui permettant de fabriquer et d’installer ses propres escaliers mécaniques.

L'Equipe Ascenseurs Online, en partenariat avec Michel CHALAUX.