Le développement du transport vertical


Alexander Miles de Duluth, Minnesota.

Alexander Miles a permis d’améliorer la clôture de la gaine des ascenseurs. Lorsque la cabine stationne à un étage, un mécanisme automatique se déclenche, permettant la gestion de la fermeture et de l'ouverture des portes de l'ascenseur.


Il n'a pas inventé le premier ascenseur, mais son concept a grandement sécurisé l’ascenseur (brevet US # 371207 du 11 Octobre 1887). Auparavant les utilisateurs ou les liftiers devaient ouvrir et fermer manuellement la porte d'accès à la cabine. Bien évidemment, des oublis survenaient, ce qui provoquait des accidents de chutes de personnes.

En 1888, Charles Platt tente de résoudre le problème de l’ascenseur électrique à haute performance. Il assemble une machine à poulie pour câbles, avec une vis animée par un moteur. Dans la même année, Frank Sprague développe le moteur et la commande.

En 1889, plusieurs innovations voient le jour. Durant l'Exposition Universelle de Paris, la Tour Eiffel est équipée de cinq ascenseurs hydrauliques : deux par Roux-Combaluzier, deux ascenseurs inclinés Otis et une cabine équilibrée par l'autre de chez Edoux. Durant la même exposition, Chretian présente un ascenseur électrique installé dans la tour pylône, à l'entrée de la Galerie des Machines. Toujours à l’Exposition Universelle de Paris, Amiot présente son ascenseur privé pour escalier incurvé. Pendant ce temps, à New York, Otis produit le premier ascenseur à Courant Alternatif.

 

L’avancé de la technologie à la fin du XIXe siècle

De 1888 à 1900, le treuil d'ascenseur à moteur électrique fait son apparition. Celui-ci est équipé d'une boîte de démultiplication, composée d'une vis sans fin et d'une couronne en bronze appelée réducteur. Le treuil transmet son mouvement à un tambour de traction, ou à une poulie de traction, sur laquelle s'enroulent les câbles (dans les premiers grands bâtiments). Suite à ce nouvel apport, la construction des ascenseurs devient moins onéreuse et ceux-ci se démocratisent.




Les 2 câbles de traction de la cabine s’enroulent sur un tambour

On dénombre de nombreuses innovations sur l’année 1890.
Premièrement, on pense qu’un français du nom de De Bueren a installé le premier ascenseur sans engrenage, à New York City, dans la maison Allemande.
Ensuite apparaît l’ascenseur avec la plus grande course, au Japon. Il est installé dans le plus haut bâtiment du pays : la Tour Ryoukaka, de 12 étages.
De son côté, Otis fait son entrée sur le marché du Royaume-Uni, sous le nom “Elevator Company”. À cette époque, les autres sociétés américaines sont Otis, à New York et Elevator Company Hale, à Chicago.
Pour finir, la société Haughton Elevator Company est fondée à Toledo, en Ohio. Elle est spécialisée dans la vapeur et les ascenseurs hydrauliques.

En 1891, Roux-Combaluzier construit à l’Hippodrome du pont de l’Alma de Paris, un système hydraulique pour transporter les lions dans l'arène (reconstitution des martyrs chrétiens dans le Colisée de Rome).

En 1892, nous retrouvons encore une fois plusieurs innovations et inventions. Le premier moteur à courant continu est proposé par Harry Ward Leonard, avec un certain nombre de brevets complémentaires par la suite. La Société Sprague de Watessing fabrique quarante-huit ascenseurs électriques, dans le New Jersey. Ils seront les premiers à être installés dans le métro de Londres. GH Wheeler invente et brevète un monte escalier, avec main courante.

En 1893, invention du système « Ward Leonard ».

En 1894, Otis présente l’ascenseur électrique équipé d’une boite à boutons. De plus, Waygood conçoit un ascenseur hydraulique, le "triple-jigger". Celui-ci est réglé pour utiliser juste la bonne quantité d’eau pour son piston.

En 1897, le brevet américain n° 595874 est attribué à August L. Duwelius pour un concept de machine Gearless (sans réducteur).

L’utilisation de l’électricité dans nos machines a été le réel moteur des nombreuses inventions et innovations du XIXe siècle. Nous précisons bien que c’est l’utilisation de l’électricité dans nos machines qui a débuté et pas l’invention de celle-ci. Car elle existe depuis la nuit des temps. Par exemple, la foudre est un phénomène naturel qui provoque des éclairs pouvant atteindre une tension de 100 millions de Volt.

Le prochain épisode de cette saga portera sur le XXe siècle, c’est le début des réglementations et de la fabrication en série.

L'Equipe Ascenseurs Online, en partenariat avec Michel CHALAUX.