Le Top 10 établi par le cabinet contient six immeubles qui seront construits dans la capitale russe. Le quartier “Moscow International Business Center” se verra transformer en un nouveau Manhattan.
À Istanbul, la tour Saphir de 261 mètres sera bientôt dépassée par d'autres gratte-ciels qui approcheront les 300 mètres. Cela modernisera considérablement la silhouette urbaine des bords du Bosphore.

Aujourd'hui, c'est à Saint-Pétersbourg, l'ancienne capitale impériale russe que se trouve le chantier le plus impressionnant. Le Lakhta Center deviendra, en 2018, le plus haut bâtiment européen avec une hauteur de 463 mètres, dépassant de plus de 100 mètres tous ses concurrents.

 

Mano a mano entre Moscou, Londres et Madrid

Une vue du centre d’affaires international à Moscou.

Les cabinets d’architectes, Antoine Grumbach et Associés et Wilmotte et Associés ont remportés la consultation sur le développement du grand Moscou. La métropole, qui représente actuellement une surface de 110 000 hectares, prévoit une extension de 160 000 hectares.

Autre capitale très dynamique sur le plan des ITGH, Madrid.
En l’espace de quelques années, elle s’est dotée de quatre immeubles.
Ils sont situés dans le même quartier d’affaires, très logiquement nommé "Cuatro Torres Business Area".

Les plus hauts édifices de toute la péninsule ibérique s’y trouvent concentrés : "Torre de Cristal" (2008) de 249 mètres, "Torre Cepsa Caja Madrid" (2008) de 248 mètres, "Torre « PwC » Sacyr Vallehermoso" (2008) de 236 mètres et "Torre Espacio" (2007) de 230 mètres.

Les autres plus hautes tours européennes se trouvent disséminées dans diverses grandes capitales économiques : Istanbul pour la "Sapphire Tower" (2011) qui dépasse les 260 mètres, Milan pour la "Porta Nuova Garibaldi Tower" (2011) de 218 mètres, ou encore Francfort (ville qui a longtemps détenu le titre dans les années 1990) avec la "MesseTurm" de 257 mètres et la "Commerzbank Tower" de 259 mètres.
Quant à la France, la "Tour Montparnasse" (1972) ne figure plus dans le Top 20 et a même été dépassée par la tour "First" (ex-tour Axa), réhabilitée et rehaussée en 2011, qui atteint désormais les 231 mètres.

Mais quel est l’intérêt de cette course à la hauteur ?
Les partisans des tours mettent en avant la nécessaire densification des villes permettant de lutter contre l’étalement urbain et contre la perte de temps (et d’énergie) liée aux déplacements. Ils avancent également que les immeubles de dernière génération sont écologiques. Les opposants quant à eux, mettent en avant des contraintes nombreuses, des coûts de construction élevés destinant les gratte-ciel à de rares nantis.
« La tour interrompt la continuité urbaine, s’intègre rarement avec harmonie avec les bâtiments existants, s’isole du réseau viaire et des lieux urbains accessibles et gratuits », développe Thierry Paquot, philosophe et professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris.
Selon lui, la tour serait un donjon, symbole anti-démocratique de la réussite, un emplacement artificiel et anxiogène, replié sur lui-même, sans échappatoire, sans lyrisme et sans poésie.

Pourtant, les projets se multiplient. Ils sont parfois ralentis par la crise ou par des recours de riverains, comme dans le cas du "Hermitage Plaza", avec ses tours jumelles de plus de 320 mètres qui pourrait voir le jour à La Défense.
La folie des hauteurs n’est donc pas encore calmée. Ce en dépit d’une étude signée par la banque britannique Barclays qui relie les cas de gigantisme immobilier à la survenue de crises économiques…

 

Lakhta Center (2018), Saint-Pétersbourg, 462 mètres

Le bâtiment, conçu par les cabinets d’architectes RMJM/Kettle Collective, London et Gorproject, devait initialement être nommé "Gazprom City", du nom du propriétaire (producteur de gaz naturel).
Ensuite, le nom a été changé par "Okhta Center" pour, au final, se nommer "Lakhta Center" et être bâti à Saint-Pétersbourg.

Devant les vives réactions que suscitait le projet et le risque d'impacter l'intégrité architecturale de la vieille ville, il a été déplacé à une dizaine de kilomètres à Lakhta. La tour fera partie d'un nouveau pôle d'affaires et de services publics. Elle fera 462 mètres avec l’antenne, dont 353,4 mètres utilisable. Sur 87 étages, elle doit être implantée sur un terrain de 18 hectares. Elle est en construction et sera achevée en 2018.

Le bureau d’études ascenseurs est MovvéO-Lerch Bates.
34 ascenseurs seront équipés dans la tour et le plus rapide se déplacera à 8,3 m/s.

 

Multifunctional High Rise Complex - Akhmat Tower, Groznyj, 435 mètres

Le projet du complexe multifonctionnel «Tower Akhmad» est réalisé en l'honneur du premier président de la Tchétchénie Akhmad Kadyrov.
La forme de l'architecture tchétchène médiévale de type « tour de guet » a été mis au point par l'architecte «Moskow». La conception a été confiée à Adrian Smith + Gordon Gill Architecture et Gorproekt.

La hauteur totale de la tour est de 435 mètres avec la flèche. Il y aura 102 étages sur 407 mètres. Un observatoire sera installé à l’altimétrie plus 391 mètres.
Le développeur est Smart Building.
La livraison de la tour est prévue pour 2020. Le complexe sera composé de 325 appartements de luxe, un hôtel de 165 chambres, des restaurants avec vues panoramique, un centre de fitness et une piscine.
Sur le toit de la tour, un héliport sera construit.
Le nombre d’ascenseurs prévus est de 20.

 

Les bâtiments en projet du Centre des affaires internationales de Moscou

Moskva-City est le diminutif du Centre d'affaires international de Moscou, un quartier d'affaires actuellement en intense développement dans le centre ouest de Moscou. Le but du CCIM "Moskva-City" est de créer une zone combinant affaires, divertissements et espaces résidentiels.

En Janvier 2012, la tour Mercury City a dépassé le voisin "Capitals development".

Malheureusement, certains projets n'ont pas aboutis. Par exemple, le gratte-ciel de Norman Foster's d’une hauteur prévue à 612 mètres pour Chalva Tchigirinski fut rapidement abandonné.

 

L'Equipe Ascenseurs Online, en partenariat avec Michel CHALAUX.