Suite à de longues discussions, les deux Géants souhaitent s’allier pour conquérir le domaine de l’acier.

Si la transaction va à son terme, l’Europe aura bientôt l’industrie de l’acier la plus consolidée au monde. Après un an de discussion, le géant allemand Thyssenkrupp et l’indien Tata Steel ont signé mercredi 20 septembre dernier une « déclaration d’intention », en vue d’une fusion de leurs activités au sein d’une coentreprise détenue à 50-50 par les deux partenaires.

Installée aux Pays-Bas et baptisée « Thyssenkrupp Tata Steel », celle- ci devrait compter 34 sites en Europe et employer 48.000 salariés. Elle deviendrait du coup le numéro deux européen du secteur, derrière ArcelorMittal, avec un chiffre d’affaires pro forma de 15 milliards d’euros et une production de 21 millions de tonnes d’acier par an. C’est « la seule option qui offre un avenir durable à notre activité sidérurgique », a martelé le patron de Thyssenkrupp, Heinrich Hiesinger.

L’industrie sidérurgique européenne doit faire face depuis des années à une surproduction chinoise qui pèse sur les prix. La réalisation d’un joint-venture ouvrirait la voie à une mise en Bourse à moyen terme. Ce serait le moyen pour Tata Steel de se recentrer sur le marché indien et pour Thyssenkrupp de se désengager de l’acier, pour devenir un conglomérat industriel présent dans les ascenseurs, les sous-marins ou le négoce de matières premières.

Source: Les Echos